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ART DE VIVRE : Retrouver ma liberté de penser

ART DE VIVRE : Retrouver ma liberté de penser

« Jamais tu ne trouveras la vérité entière isolément, elle sera toujours éparse et tu devras la reconstruire toi-même… »


Stéphane Matte 

S’il y a un piège qui revient sans cesse sur le chemin de la Connaissance, c’est bien celui de jeter l’ancre : s’imaginer avoir compris quelque chose de façon définitive et y figer notre conception en considérant nos idées comme valides, accomplies et immuables.

Préserver notre liberté de questionner
Trop souvent, nous omettons de réviser nos positions, notre compréhension relative à un sujet donné et, ce faisant, nous transformons de simples informations en croyances plutôt qu’en un champ fertile de questionnements continus. Nous nous immobilisons dans un dogme, soit-il à caractère religieux, scientifique ou autre, souvent en élevant un auteur, un ouvrage ou une philosophie au-dessus de tout le reste. Et surtout, au détriment de tout ce reste.

Ce « reste », d’une importance capitale, est le miroir des imperfections et des faussetés de notre pensée et de nos croyances erronées. Imperfections que nous aurons tendance à protéger à coups de contradictions, mais pour lesquelles ce « reste », d’une façon toute naturelle, se fait l’avocat du diable.

Chercher la vérité dans tous ses angles
Il est de pratique courante, dans nos sociétés modernes, de diaboliser un groupe ou un individu afin de discréditer l’information qu’il véhicule, mais ce n’est là qu’un leurre de l’esprit. Une pomme rouge est un fruit, mais un fruit n’est pas nécessairement ni une pomme, ni rouge. Et ce n’est pas parce qu’un politicien est névrosé et qu’il somatise la moindre émotion qu’il ne détient pas une parcelle de la vérité.

Chaque point de vue offre un angle particulier et chaque angle est à considérer. C’est la vue d’ensemble qui importe et elle provient justement de plusieurs points de vue différents qui sont, à eux seuls, incomplets.

Corps et âme
On ne doit jamais jeter l’ancre, sauf si la chaine n’y est pas attachée! On doit ratisser large, butiner à tout vent sans discrimination, cultiver notre curiosité en toute chose, valider/invalider nos doutes et hypothèses par l’expérimentation, se faire l’avocat du diable de nos propres motivations/actions, sonder nos rêves, étudier notre propre machine, considérer des idées nouvelles... On doit oser laisser le temps s’écouler entre les doigts de notre quête jusqu’au dernier grain du quotidien afin de vivre, de faire et d’accomplir.

« N’oublie jamais qu’oser le risque est, essentiellement, mener une existence libre. »

Version intégrale du texte dans le numéro où est paru cet article

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