Le concept de la théorie de l’autodétermination expliquerait pourquoi il est de plus en plus difficile de motiver mon ado à bosser. Il ne planche que pour les contrôles, et encore…
Raphaëlle de Foucauld
Et que dire de mon plus jeune qui a absolument tenu à apprendre le piano et qu’il faut forcer à pratiquer à la maison entre 2 leçons. Pourtant, mes garçons ne me semblent pas être totalement feignants. À la maison ils font régulièrement leur part sans que nous n’ayons besoin de leur rappeler…
Et moi dans tout ça?
En même temps, je ne suis pas un exemple. J’ai un joli tapis de yoga qui prend la poussière dans le salon à côté de ce bouquin ouvert il y a 6 mois et qui n’a pas avancé d’un iota. Je m’entends beaucoup dire ou penser qu’il faudrait faire ceci ou cela sans que rien ne se passe.
Et là ça me chicotte… D’où vient la motivation? Sommes-nous condamnés à une « envie » de nous dépasser au ras des pâquerettes?
Juste pour le plaisir…
La motivation intrinsèque signifie de faire les choses pour notre propre intérêt, pour le plaisir qu’elles nous apportent ou encore par curiosité. Elle comprend aussi les choses que nous faisons parce que cela correspond à nos valeurs ou bien parce que nous en comprenons l’utilité. Par exemple, trier mes déchets représente un effort que j’accepte, car je souhaite faire ma part pour la planète.
La motivation intrinsèque se déploie lorsque nos besoins psychologiques de base sont comblés. Selon la théorie de l’autodétermination, un besoin de base correspond à quelque chose qui est essentiel à la croissance de la personne, à son bien-être. Cela va donc plus loin que le besoin de dormir, manger ou boire. C‘est quelque chose qui fait partie de nous, qui résulte de notre évolution humaine, qui est donc universel et inné.
À vous de jouer maintenant!
À vous d’identifier une action que vous repoussez depuis longtemps et d’analyser pourquoi? Interrogez-vous sur votre motivation, sur l’alignement avec vos priorités et la satisfaction de vos besoins. Vous pourrez alors être motivé et créer un environnement propice sans avoir recours au binôme bâton/carotte.
Version intégrale du texte dans le numéro où est paru cet article
