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Briser le silence et dire « Non! » à l’intimidation

Briser le silence et dire « Non! » à l’intimidation

DU CLIC AU DÉCLIC                       

« Quand je parle de violence, d'intimidation, d'homophobie, je pense qu'il faut le dire. Il faut en parler. Il faut briser le silence parce que toute forme de violence est inacceptable dans une société. S'il faut apprendre à se taire à certains moments, on doit absolument parler le moment venu. » Jasmin Roy

Par Geneviève Young, Facilitatrice

 

À plusieurs reprises, Jasmin a choisi délibérément de briser le silence. Dans son livre Osti de fif!, il déclare ouvertement que pour continuer à travailler, on l'avait incité à se taire au sujet de son homosexualité. Malgré cette mise en garde dans les années 1990, il a publiquement exprimé qu'il était homosexuel. Jasmin se veut aujourd'hui le porte-voix de plusieurs jeunes qui vivent de l'intimidation. Il a même créé la Fondation Jasmin Roy dans le but de les encourager à s'exprimer.

Jasmin, si je te pose la question « Se dire ou se taire? » qu'est-ce qui monte?
Je pense qu'il faut apprendre à dire, mais il faut savoir quand le dire. Il ne faut pas nécessairement toujours dire les choses spontanément. Il faut parfois prendre un recul pour avoir une perspective avant de parler.

Vaut mieux se taire quand l'émotion est trop présente?
Les études montrent qu'il est important d'exprimer son mécontentement. C'est même sain. Mais pour avoir des résultats, il ne faut pas l'exprimer sur le coup de l'émotion, car les gens qui nous entourent vont rentrer dans des mécanismes de défense. Je préfère donc me retirer et faire le bilan pour mieux articuler mon mécontentement. Si j'y vais spontanément avec la rage ou l'émotion, là je perds les gens.

D'après toi, pourquoi y a-t-il autant d'intimidation, de taxage et de jeux de pouvoir chez les jeunes au secondaire?
Je pense que c'est parce que nos jeunes ne sont pas assez stimulés. Selon moi, les gens qui sont les agresseurs vivent souvent de l'agression à la maison et ils vont décompenser sur leurs pairs. On a aussi constaté que ce sont souvent des jeunes qui ont de la difficulté à mettre un délai au plaisir, à se fixer des objectifs. Donc, la violence, l'agression leur procurent une satisfaction momentanée qui ne dure pas dans le temps. Ils doivent toujours la renouveler. À la Fondation Jasmin Roy, nous avons mis en place des mécanismes où l'on fait des suivis avec les agresseurs pour leur proposer des comportements de remplacement. Et je le dis souvent : « Quand on a un agenda bien rempli, on se sent utile et on ne nuit pas aux autres. On grandit intérieurement, on se fixe des objectifs et c'est à travers ça que l'estime se maintient. »

Si un jeune vivant de l'intimidation venait te demander conseil, que lui dirais-tu?
Je dirais en premier à ses parents : « Il faut le stimuler. » Il faut le faire grandir à la maison en identifiant avec lui ce qu'il aime faire et lui faire faire. Il aime faire de la mécanique, alors qu'il en fasse. Il aime cuisiner, alors qu'il cuisine. C'est dans ces petites choses qu'il va réussir à se revaloriser. Ce sont des détails, mais c'est important de savoir ce qu'il veut faire et comment on va le motiver à le faire. Puis, tranquillement, à travers ce processus de revalorisation, on va ramener le jeune vers ce qu'il aime pour lui faire vivre cet état le plus souvent possible. Il y aura de moins en moins de place pour la violence.

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DU CLIC AU DÉCLIC                       

« Quand je parle de violence, d'intimidation, d'homophobie, je pense qu'il faut le dire. Il faut en parler. Il faut briser le silence parce que toute forme de violence est inacceptable dans une société. S'il faut apprendre à se taire à certains moments, on doit absolument parler le moment venu. » Jasmin Roy

Par Geneviève Young, Facilitatrice

 

À plusieurs reprises, Jasmin a choisi délibérément de briser le silence. Dans son livre Osti de fif!, il déclare ouvertement que pour continuer à travailler, on l'avait incité à se taire au sujet de son homosexualité. Malgré cette mise en garde dans les années 1990, il a publiquement exprimé qu'il était homosexuel. Jasmin se veut aujourd'hui le porte-voix de plusieurs jeunes qui vivent de l'intimidation. Il a même créé la Fondation Jasmin Roy dans le but de les encourager à s'exprimer.

Jasmin, si je te pose la question « Se dire ou se taire? » qu'est-ce qui monte?
Je pense qu'il faut apprendre à dire, mais il faut savoir quand le dire. Il ne faut pas nécessairement toujours dire les choses spontanément. Il faut parfois prendre un recul pour avoir une perspective avant de parler.

Vaut mieux se taire quand l'émotion est trop présente?
Les études montrent qu'il est important d'exprimer son mécontentement. C'est même sain. Mais pour avoir des résultats, il ne faut pas l'exprimer sur le coup de l'émotion, car les gens qui nous entourent vont rentrer dans des mécanismes de défense. Je préfère donc me retirer et faire le bilan pour mieux articuler mon mécontentement. Si j'y vais spontanément avec la rage ou l'émotion, là je perds les gens.

D'après toi, pourquoi y a-t-il autant d'intimidation, de taxage et de jeux de pouvoir chez les jeunes au secondaire?
Je pense que c'est parce que nos jeunes ne sont pas assez stimulés. Selon moi, les gens qui sont les agresseurs vivent souvent de l'agression à la maison et ils vont décompenser sur leurs pairs. On a aussi constaté que ce sont souvent des jeunes qui ont de la difficulté à mettre un délai au plaisir, à se fixer des objectifs. Donc, la violence, l'agression leur procurent une satisfaction momentanée qui ne dure pas dans le temps. Ils doivent toujours la renouveler. À la Fondation Jasmin Roy, nous avons mis en place des mécanismes où l'on fait des suivis avec les agresseurs pour leur proposer des comportements de remplacement. Et je le dis souvent : « Quand on a un agenda bien rempli, on se sent utile et on ne nuit pas aux autres. On grandit intérieurement, on se fixe des objectifs et c'est à travers ça que l'estime se maintient. »

Si un jeune vivant de l'intimidation venait te demander conseil, que lui dirais-tu?
Je dirais en premier à ses parents : « Il faut le stimuler. » Il faut le faire grandir à la maison en identifiant avec lui ce qu'il aime faire et lui faire faire. Il aime faire de la mécanique, alors qu'il en fasse. Il aime cuisiner, alors qu'il cuisine. C'est dans ces petites choses qu'il va réussir à se revaloriser. Ce sont des détails, mais c'est important de savoir ce qu'il veut faire et comment on va le motiver à le faire. Puis, tranquillement, à travers ce processus de revalorisation, on va ramener le jeune vers ce qu'il aime pour lui faire vivre cet état le plus souvent possible. Il y aura de moins en moins de place pour la violence.

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« Quand je parle de violence, d'intimidation, d'homophobie, je pense qu'il faut le dire. Il faut en parler. Il faut briser le silence parce que toute forme de violence est inacceptable dans une société. S'il faut apprendre à se taire à certains moments, on doit absolument parler le moment venu. » Jasmin Roy

Par Geneviève Young, Facilitatrice

 

À plusieurs reprises, Jasmin a choisi délibérément de briser le silence. Dans son livre Osti de fif!, il déclare ouvertement que pour continuer à travailler, on l'avait incité à se taire au sujet de son homosexualité. Malgré cette mise en garde dans les années 1990, il a publiquement exprimé qu'il était homosexuel. Jasmin se veut aujourd'hui le porte-voix de plusieurs jeunes qui vivent de l'intimidation. Il a même créé la Fondation Jasmin Roy dans le but de les encourager à s'exprimer.

Jasmin, si je te pose la question « Se dire ou se taire? » qu'est-ce qui monte?
Je pense qu'il faut apprendre à dire, mais il faut savoir quand le dire. Il ne faut pas nécessairement toujours dire les choses spontanément. Il faut parfois prendre un recul pour avoir une perspective avant de parler.

Vaut mieux se taire quand l'émotion est trop présente?
Les études montrent qu'il est important d'exprimer son mécontentement. C'est même sain. Mais pour avoir des résultats, il ne faut pas l'exprimer sur le coup de l'émotion, car les gens qui nous entourent vont rentrer dans des mécanismes de défense. Je préfère donc me retirer et faire le bilan pour mieux articuler mon mécontentement. Si j'y vais spontanément avec la rage ou l'émotion, là je perds les gens.

D'après toi, pourquoi y a-t-il autant d'intimidation, de taxage et de jeux de pouvoir chez les jeunes au secondaire?
Je pense que c'est parce que nos jeunes ne sont pas assez stimulés. Selon moi, les gens qui sont les agresseurs vivent souvent de l'agression à la maison et ils vont décompenser sur leurs pairs. On a aussi constaté que ce sont souvent des jeunes qui ont de la difficulté à mettre un délai au plaisir, à se fixer des objectifs. Donc, la violence, l'agression leur procurent une satisfaction momentanée qui ne dure pas dans le temps. Ils doivent toujours la renouveler. À la Fondation Jasmin Roy, nous avons mis en place des mécanismes où l'on fait des suivis avec les agresseurs pour leur proposer des comportements de remplacement. Et je le dis souvent : « Quand on a un agenda bien rempli, on se sent utile et on ne nuit pas aux autres. On grandit intérieurement, on se fixe des objectifs et c'est à travers ça que l'estime se maintient. »

Si un jeune vivant de l'intimidation venait te demander conseil, que lui dirais-tu?
Je dirais en premier à ses parents : « Il faut le stimuler. » Il faut le faire grandir à la maison en identifiant avec lui ce qu'il aime faire et lui faire faire. Il aime faire de la mécanique, alors qu'il en fasse. Il aime cuisiner, alors qu'il cuisine. C'est dans ces petites choses qu'il va réussir à se revaloriser. Ce sont des détails, mais c'est important de savoir ce qu'il veut faire et comment on va le motiver à le faire. Puis, tranquillement, à travers ce processus de revalorisation, on va ramener le jeune vers ce qu'il aime pour lui faire vivre cet état le plus souvent possible. Il y aura de moins en moins de place pour la violence.

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Auteur : Sylvie Ouellet

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