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Me taire? Plus jamais!

Me taire? Plus jamais!

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Se dire ou se taire? Verbaliser ou ravaler? Exprimer ou imprimer? Autant de questions existentielles que l'on pourrait résumer par : Être, ou ne pas être, car choisir de se taire pour ne pas déplaire, c'est choisir de n'exister qu'à moitié.

Mais quand on sent le besoin de s'exprimer, encore faut-il pouvoir compter sur une oreille attentive, disposée à nous écouter, choisir les bons mots à dire et le moment approprié.

Faut que je te dise
Malheureusement, quand ce besoin se fait sentir, c'est instantané; on n'a pas le goût de se retenir, on a des comptes à régler. Et sans même avertir, on entre sans frapper, tant pis si notre tir fait des blessés. Mais le plus blessé des deux, c'est souvent celui qui tire le premier, situation qui pourrait être évitée, si on attendait le bon moment pour parler. Car ce bon moment n'est pas nécessairement maintenant, on doit attendre l'opportunité pour s'y glisser. On doit aussi être stratégique et bien préparé, pour ne pas que l'autre panique et nous claque la porte au nez.

L'autruche ou la pie?
Et vous, quelle stratégie avez-vous adoptée dans votre façon de communiquer? Avez-vous choisi la stratégie de l'autruche qui, le derrière bien en l'air, est persuadée que personne ne va la remarquer ou encore celle de la pie qui sème ses relents à tous vents? Êtes-vous de ceux qui se disent, qui parfois médisent et partent en guerre pour la moindre chimère; ceux pour qui la liberté d'expression excuse tous les affronts? Ou êtes-vous de ceux qui se taisent, qui rationalisent et banalisent pour adoucir leur misère; ceux pour qui l'expression n'a de liberté que lorsque la paix est assurée?

Sinon, peut-être êtes-vous de ceux qui pratiquent la transmission de pensée pour ensuite passer en mode bouderie s'ils ne sont pas compris. Ou de ceux qui se servent du silence à des fins de violence, maniant à la perfection des non-dits qui en disent long

Me taire? Non merci!
Mais si toutes ces questions s'adressent aux mots que l'on verbalise, c'est une autre histoire pour ceux qui, entre nos deux oreilles, se disent... Pour ces mots-là, se taire, ça n'existe pas! Dans notre tête, jamais les discours ne s'arrêtent. On repasse en boucle les mêmes ritournelles, comme si on vivait dans un monde parallèle, en inventant mille et un scénarios pas toujours rigolos : « C'est pas juste Il aurait pu Elle aurait dû Non merci! Pour moi c'est fini!... »

Ce manège est tellement bien rodé qu'on en vient à confondre illusion et réalité et à croire dur comme fer les histoires qu'on s'est racontées. Incapables de discerner le faux du vrai, de séparer le bon grain de l'ivraie, faut-il se surprendre que, lorsque vient le temps de parler, notre message ait de la misère à passer? Comment faire alors pour que ce que l'on veut exprimer atteigne le cur de notre cible sans dévier?

En plein dans le mille!
Comme pour l'archer, tout se joue dans la posture et la technique utilisée. Côté posture, la clé c'est d'être centré et d'habiter le moment présent pour éviter de s'égarer. Côté technique, parler au « Je » est stratégique. Nos mots doivent être pesés et non culpabilisants, fidèles à la réalité et à ce que l'on ressent. On ne doit pas chercher à écraser ou assouvir, mais à élever, à faire grandir; le but recherché étant de présenter notre point de vue et non de l'imposer.

Parce que je m'aime
Et si à notre discours l'autre reste fermé, qu'il n'ouvre aucune porte par où on puisse entrer, ne devrait-on pas nous prêter cette oreille attentive qui vient de nous être refusée? Si on prenait le temps d'écouter les réflexions qui, en nous, tournent en rond, et de dialoguer avec la partie qui a besoin de s'exprimer, peut-être pourrions-nous désamorcer bien des bombes avant qu'elles n'en viennent à exploser.

Au fond, est-ce vraiment de l'oreille de l'autre dont j'ai le plus besoin? Ne devrais-je pas toujours me dire et surtout m'écouter, discarter mes illusions, embrasser ma réalité, reconnaître mes déceptions et, sans les banaliser, choisir le bon moment pour les partager? Et si c'était ça exister!


Lucie Douville, éditrice

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«  Connaître les autres, c'est sagesse.  Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure. »

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Se dire ou se taire? Verbaliser ou ravaler? Exprimer ou imprimer? Autant de questions existentielles que l'on pourrait résumer par : Être, ou ne pas être, car choisir de se taire pour ne pas déplaire, c'est choisir de n'exister qu'à moitié.

Mais quand on sent le besoin de s'exprimer, encore faut-il pouvoir compter sur une oreille attentive, disposée à nous écouter, choisir les bons mots à dire et le moment approprié.

Faut que je te dise
Malheureusement, quand ce besoin se fait sentir, c'est instantané; on n'a pas le goût de se retenir, on a des comptes à régler. Et sans même avertir, on entre sans frapper, tant pis si notre tir fait des blessés. Mais le plus blessé des deux, c'est souvent celui qui tire le premier, situation qui pourrait être évitée, si on attendait le bon moment pour parler. Car ce bon moment n'est pas nécessairement maintenant, on doit attendre l'opportunité pour s'y glisser. On doit aussi être stratégique et bien préparé, pour ne pas que l'autre panique et nous claque la porte au nez.

L'autruche ou la pie?
Et vous, quelle stratégie avez-vous adoptée dans votre façon de communiquer? Avez-vous choisi la stratégie de l'autruche qui, le derrière bien en l'air, est persuadée que personne ne va la remarquer ou encore celle de la pie qui sème ses relents à tous vents? Êtes-vous de ceux qui se disent, qui parfois médisent et partent en guerre pour la moindre chimère; ceux pour qui la liberté d'expression excuse tous les affronts? Ou êtes-vous de ceux qui se taisent, qui rationalisent et banalisent pour adoucir leur misère; ceux pour qui l'expression n'a de liberté que lorsque la paix est assurée?

Sinon, peut-être êtes-vous de ceux qui pratiquent la transmission de pensée pour ensuite passer en mode bouderie s'ils ne sont pas compris. Ou de ceux qui se servent du silence à des fins de violence, maniant à la perfection des non-dits qui en disent long

Me taire? Non merci!
Mais si toutes ces questions s'adressent aux mots que l'on verbalise, c'est une autre histoire pour ceux qui, entre nos deux oreilles, se disent... Pour ces mots-là, se taire, ça n'existe pas! Dans notre tête, jamais les discours ne s'arrêtent. On repasse en boucle les mêmes ritournelles, comme si on vivait dans un monde parallèle, en inventant mille et un scénarios pas toujours rigolos : « C'est pas juste Il aurait pu Elle aurait dû Non merci! Pour moi c'est fini!... »

Ce manège est tellement bien rodé qu'on en vient à confondre illusion et réalité et à croire dur comme fer les histoires qu'on s'est racontées. Incapables de discerner le faux du vrai, de séparer le bon grain de l'ivraie, faut-il se surprendre que, lorsque vient le temps de parler, notre message ait de la misère à passer? Comment faire alors pour que ce que l'on veut exprimer atteigne le cur de notre cible sans dévier?

En plein dans le mille!
Comme pour l'archer, tout se joue dans la posture et la technique utilisée. Côté posture, la clé c'est d'être centré et d'habiter le moment présent pour éviter de s'égarer. Côté technique, parler au « Je » est stratégique. Nos mots doivent être pesés et non culpabilisants, fidèles à la réalité et à ce que l'on ressent. On ne doit pas chercher à écraser ou assouvir, mais à élever, à faire grandir; le but recherché étant de présenter notre point de vue et non de l'imposer.

Parce que je m'aime
Et si à notre discours l'autre reste fermé, qu'il n'ouvre aucune porte par où on puisse entrer, ne devrait-on pas nous prêter cette oreille attentive qui vient de nous être refusée? Si on prenait le temps d'écouter les réflexions qui, en nous, tournent en rond, et de dialoguer avec la partie qui a besoin de s'exprimer, peut-être pourrions-nous désamorcer bien des bombes avant qu'elles n'en viennent à exploser.

Au fond, est-ce vraiment de l'oreille de l'autre dont j'ai le plus besoin? Ne devrais-je pas toujours me dire et surtout m'écouter, discarter mes illusions, embrasser ma réalité, reconnaître mes déceptions et, sans les banaliser, choisir le bon moment pour les partager? Et si c'était ça exister!


Lucie Douville, éditrice

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Mais quand on sent le besoin de s'exprimer, encore faut-il pouvoir compter sur une oreille attentive, disposée à nous écouter, choisir les bons mots à dire et le moment approprié.

Faut que je te dise
Malheureusement, quand ce besoin se fait sentir, c'est instantané; on n'a pas le goût de se retenir, on a des comptes à régler. Et sans même avertir, on entre sans frapper, tant pis si notre tir fait des blessés. Mais le plus blessé des deux, c'est souvent celui qui tire le premier, situation qui pourrait être évitée, si on attendait le bon moment pour parler. Car ce bon moment n'est pas nécessairement maintenant, on doit attendre l'opportunité pour s'y glisser. On doit aussi être stratégique et bien préparé, pour ne pas que l'autre panique et nous claque la porte au nez.

L'autruche ou la pie?
Et vous, quelle stratégie avez-vous adoptée dans votre façon de communiquer? Avez-vous choisi la stratégie de l'autruche qui, le derrière bien en l'air, est persuadée que personne ne va la remarquer ou encore celle de la pie qui sème ses relents à tous vents? Êtes-vous de ceux qui se disent, qui parfois médisent et partent en guerre pour la moindre chimère; ceux pour qui la liberté d'expression excuse tous les affronts? Ou êtes-vous de ceux qui se taisent, qui rationalisent et banalisent pour adoucir leur misère; ceux pour qui l'expression n'a de liberté que lorsque la paix est assurée?

Sinon, peut-être êtes-vous de ceux qui pratiquent la transmission de pensée pour ensuite passer en mode bouderie s'ils ne sont pas compris. Ou de ceux qui se servent du silence à des fins de violence, maniant à la perfection des non-dits qui en disent long

Me taire? Non merci!
Mais si toutes ces questions s'adressent aux mots que l'on verbalise, c'est une autre histoire pour ceux qui, entre nos deux oreilles, se disent... Pour ces mots-là, se taire, ça n'existe pas! Dans notre tête, jamais les discours ne s'arrêtent. On repasse en boucle les mêmes ritournelles, comme si on vivait dans un monde parallèle, en inventant mille et un scénarios pas toujours rigolos : « C'est pas juste Il aurait pu Elle aurait dû Non merci! Pour moi c'est fini!... »

Ce manège est tellement bien rodé qu'on en vient à confondre illusion et réalité et à croire dur comme fer les histoires qu'on s'est racontées. Incapables de discerner le faux du vrai, de séparer le bon grain de l'ivraie, faut-il se surprendre que, lorsque vient le temps de parler, notre message ait de la misère à passer? Comment faire alors pour que ce que l'on veut exprimer atteigne le cur de notre cible sans dévier?

En plein dans le mille!
Comme pour l'archer, tout se joue dans la posture et la technique utilisée. Côté posture, la clé c'est d'être centré et d'habiter le moment présent pour éviter de s'égarer. Côté technique, parler au « Je » est stratégique. Nos mots doivent être pesés et non culpabilisants, fidèles à la réalité et à ce que l'on ressent. On ne doit pas chercher à écraser ou assouvir, mais à élever, à faire grandir; le but recherché étant de présenter notre point de vue et non de l'imposer.

Parce que je m'aime
Et si à notre discours l'autre reste fermé, qu'il n'ouvre aucune porte par où on puisse entrer, ne devrait-on pas nous prêter cette oreille attentive qui vient de nous être refusée? Si on prenait le temps d'écouter les réflexions qui, en nous, tournent en rond, et de dialoguer avec la partie qui a besoin de s'exprimer, peut-être pourrions-nous désamorcer bien des bombes avant qu'elles n'en viennent à exploser.

Au fond, est-ce vraiment de l'oreille de l'autre dont j'ai le plus besoin? Ne devrais-je pas toujours me dire et surtout m'écouter, discarter mes illusions, embrasser ma réalité, reconnaître mes déceptions et, sans les banaliser, choisir le bon moment pour les partager? Et si c'était ça exister!


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J'ai perdu ma montre au fond du lac

Auteur : Rémi Tremblay et Diane Bédard

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